Vous pensez que votre entreprise a une valeur objective. Un « prix de marché ». Comme une maison, une voiture, une action en bourse. Un prix que n’importe quel expert pourrait calculer avec les bonnes formules.

C’est un mythe.

Votre entreprise n’a pas de prix objectif. Elle a le prix que quelqu’un est prêt à payer. Et ce prix peut varier du simple au double selon l’acquéreur, le moment, les circonstances.

Cet article déconstruit le mythe du prix de marché et vous explique comment se forme vraiment le prix d’une PME.

Pourquoi il n’y a pas de prix objectif

Sur un marché boursier, le prix d’une action est fixé par des milliers de transactions. Des acheteurs et des vendeurs se rencontrent en permanence. Le prix reflète un consensus instantané.

Pour une PME, rien de tout ça. Pas de marché organisé. Pas de cotation. Pas de transactions comparables tous les jours. Votre entreprise se vend une fois. À un acquéreur. Dans des circonstances uniques.

Le « prix de marché » d’une PME n’existe pas. Ce qui existe, c’est :

Ce que vous espérez en obtenir (votre prix psychologique)

Ce que les valorisateurs calculent (une fourchette théorique)

Ce que chaque acquéreur est prêt à payer (des offres différentes)

Ce sur quoi vous vous mettez d’accord (le prix de transaction)

Pourquoi deux acquéreurs proposent des prix différents

Prenez votre entreprise. Montrez-la à 5 acquéreurs potentiels. Vous obtiendrez 5 offres différentes. Parfois très différentes. Pourquoi ?

Leurs synergies sont différentes. Un concurrent direct peut réaliser des économies d’échelle que vous ne pouvez pas imaginer. Il fermera un site, mutualisera des fonctions, augmentera le pouvoir de négociation. Pour lui, votre entreprise vaut plus parce qu’il en tirera plus.

Leurs situations financières sont différentes. Un acquéreur avec beaucoup de cash peut payer plus cher. Un acquéreur endetté sera plus prudent. Un fonds qui doit investir son argent rapidement sera plus généreux qu’un industriel sans pression.